| Les recherches

La première campagne de recherches sous-marines portera sur des fonds qui à ce jour n’ont été que très partiellement investigués. L’André Malraux, navire scientifique du DRASSM, se concentrera du 25 juin au 13 juillet sur une zone d’environ 25km carrés, située à l’ouvert ouest du goulet de Brest. Son instrumentation électronique de détection (magnétomètre, sonar latéral, sonar multifaisceaux, etc.) va dresser un profil détaillé du relief et traquer la présence de vestiges, notamment métalliques, dans des eaux dont la profondeur peut atteindre 40 mètres.

La zone définie pour ces nouvelles prospections en mer a été modifiée par rapport aux premières recherches menées dans les années 90 et 2000. Elle a été redéfinie au prix d’une nouvelle interprétation des documents d’archives et d’un nouveau calcul des courants marins qui tient compte du passage du calendrier julien au calendrier grégorien intervenu en 1582.

Une équipe multidisciplinaire

Pour se donner toutes les chances de réussite, la Région Bretagne et le Département des recherches archéologiques et sous-marines du Ministère de la Culture (DRASSM), à la tête des opérations en raison de sa compétence et de son expertise scientifique, ont mobilisé une équipe pluridisciplinaire et des moyens techniques importants.

Dans un premier temps, des historiens de l’Université de Bretagne Sud vont explorer des archives inédites en Bretagne, en France et en Angleterre, avec l’espoir d’y découvrir un témoignage encore inconnu susceptible de renseigner sur la localisation des épaves. En parallèle, des étudiants et chercheurs de l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA) de Brest mettent au point des robots spécialisés. Le laboratoire de robotique et de micro-électronique de Montpellier (LIRMM), l’IFREMER et le SHOM (service hydrographique et océanographique de la marine) apportent leur concours pour fournir des données sur la géomorphologie des fonds (étude des processus créant les reliefs) du goulet de Brest.

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