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Durant l’été 2018, une campagne de recherche au large des côtes Brestoises a été lancée dans l’espoir de retrouver les navires la Cordelière et son homologue anglais le Regent. Trois semaines de fouille menées à bord de l’André Malraux, navire scientifique du DRASSM, durant lesquelles une équipe, munie de moyens techniques importants, a exploré un périmètre de 6 km² de fonds marins.

carte_aire_de_haute_probalite_visee_en_2018_Copyright:DRASSM

Ces recherches n’ont pas permis de repérer ces deux navires mais ont permis de mettre la main sur l’épave d’un troisième navire. Baptisé pour l’heure « Sud Minou 1 », en référence aux fortifications et au phare du même nom à l’entrée du Goulet, il s’agirait d’un navire de commerce datant du 14e ou 15e siècle. Pour l’heure, l’origine géographique de la céramique retrouvée dans cette épave n’a pu être déterminée, ce qui laisse à penser qu’elle provient d’une zone géographiquement extrêmement limitée de production.

Depuis cette première campagne, le DRASSM et ses partenaires (EBSTA Brest, IFREMER, LIRMM, le SHOM etc…) analysent à terre, les milliers de données recueillies par les robots, sondeurs et autres sonars qui ont exploré méthodiquement la zone l’été dernier. Ces outils sophistiqués ont détecté des « anomalie » dans l’épaisseur du sédiment marin dont il faut maintenant vérifier la nature.

Les perspectives pour 2019 

En juin 2019, les opérations de détection sous-marine reprendront avec la présence, de nouveau sur zone, de l’André Malraux et d’une quinzaine de personnes à bord. D’ici l’été, le périmètre sondé pourrait évoluer en fonction des résultats de la recherche documentaire française et anglaise, en particulier dans les archives du Portsmouth History Center, la plus grande bibliothèque maritime du Royaume-Uni, avec l’espoir d’y trouver des éléments sur le naufrage du Regent ainsi que des résultats de l’analyse des milliers de données électroniques recueillies lors de la campagne de 2018.

En parallèle, l’épave du « Sud Minou 1 » sera analysée et expertisée via des interventions d’archéologues en plongée et de systèmes robotiques très performants. Des recherches qui seront compliquées en raison de la profondeur de la zone à explorer (entre 46 et 52 mètres selon les marées) et de l’intensité  des courants

Epave du Sud Minou 1_Copyright: DRASSM

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